06/10/2026
Avec Aqua-UP, on a décidé d'aller les chercher.
Nous avons créé le premier concours national réservé aux moins de 35 ans et aux 36-40 ans. Une vraie première. Pour leur offrir de la visibilité, une exposition finale et une vraie dotation.
Pour que ce tremplin existe vraiment, nous avons besoin de vous.
C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui une campagne de financement participatif sur Ulule.
L'objectif est de sécuriser le budget final à hauteur de 2500€.
Cette collecte ne s'adresse pas aux concurrents. Elle s'adresse à vous. À nous, le milieu de l'aquarelle, les amis, les proches, les amoureux de l'art.
En nous aidant, vous n'offrez pas juste du matériel ou une exposition. Vous offrez plus qu'une chance, vous offrez un regard.
Pour vous remercier, nous avons imaginé des contreparties pour tous. Mon coup de cœur ? À 35€, vous recevrez mon nouvel ebook très attendu "La couleur intérieure. Libérer sa créativité en aquarelle".
Aidons-les à prendre leur place.
Ce concours est l'affaire de tous les amoureux de l'art et de l'aquarelle.
Petite aide fais grand bien
Merci pour eux.
Je soutiens le concours U35 & U40
06/10/2026
Vous définissez votre aquarelle comme "organique et incisive". C'est à l'opposé de l'image qu'on en a souvent...
Oui, c'est exactement pour ça que je le précise. L’aquarelle est souvent associée à la poésie, au calme et à la retenue.
De mon côté, je recherche plutôt son côté organique et sauvage.
L'aquarelle contemporaine pour moi, c’est accepter que l’eau et le pigment aient leur propre volonté sur le papier.
C'est un espace de tension, de lâcher-prise, parfois de chaos assumé mais toujours avec une intention palpable.
Ce chaos, vous l'organisez comment ?
Je ne cherche pas à tout contrôler. Au contraire. Je pose un lavis, je laisse l'eau faire, et ensuite je viens trancher avec l'encre.
Dans ma pratique, j'expérimente beaucoup et je me permets l'utilisation d'autres médiums qui mettent en valeur l'aquarelle et renforcent le message de l'œuvre.
Par exemple dans ma dernière série Impulsion, je l'accompagne de la densité et du côté brut de l'encre noire pure et de quelques touches de Posca.
Votre sujet de prédilection reste le visage, le regard.
Oui, depuis toujours.
Je suis autodidacte, j'ai commencé par des carnets de croquis, puis je me suis plongé dans l'étude du modèle vivant, notamment lors de cours de croquis sur le vif aux Beaux-Arts de Toulouse.
Ce qui me fascine, c'est l'énergie du geste et ce qui se joue dans un regard en une fraction de seconde.
Mon travail explore un équilibre singulier entre rigueur anatomique et lâcher-prise total.
Justement, entre rigueur et lâcher-prise, où vous situez-vous quand vous peignez ?
Je recherche un équilibre qui varie selon l'intention que je veux insuffler. Si je suis trop dans la rigueur, je perds la vie. Si je suis trop dans le lâcher-prise, je perds la présence.
Quand je peins, je ne cherche pas à reproduire un sujet, je cherche à capturer un moment, une impression, un mouvement.
Vos séries s'appellent Présences, Calliope, Impulsion. Ce sont des états plus que des thèmes ?
Complètement. Ce ne sont pas des séries thématiques.
Elles s'inscrivent dans une même ligne directrice : entre chaos et silence, une présence émerge..
C'est ce que je cherche dans chaque portrait : ce moment où, au milieu de la tache, du lavis qui fuse, apparaît quelqu'un. Avec sa tension, sa vulnérabilité et sa force.
Vous enseignez aussi à Albi. Qu'est-ce que vous transmettez à vos élèves ?
Je leur transmets avant tout que l'aquarelle n'est pas une technique timide mais un médium qui demande d'oser. Mon but est de les accompagner, dans un cadre toujours bienveillant, vers le lâcher-prise : accepter de ne pas tout contrôler, laisser l'eau faire son chemin et parfois aller trop loin, sans crainte de rater. On apprend à dialoguer avec l'eau et le pigment. Avec mes élèves, je cherche à ce que chacun apprivoise le médium et trouve son propre chemin, à son rythme.
Infos :
Jérôme Muscat - Artiste Plasticien & Aquarelliste
Atelier : Atelier : Albi (sur rendez-vous)
Cours, stages et mentorat : jmuscat.com
Œuvres : shop.jmuscat.com
Instagram : Instagram JM
06/10/2026
Une artiste lumineuse, un sourire qui irradie les expositions.
Rencontrer Sahel Ardi dans une biennale, c'est rencontrer un rayon de soleil.
On la décrit comme une artiste lumineuse, prévenante, au contact chaleureux et immédiatement ouvert. Dans l'univers parfois feutré des expositions internationales, son sourire irradie. Elle ne se contente pas d'exposer, elle va vers l'autre.
C'est cette générosité qui marque les visiteurs, les autres artistes et les organisateurs.
Sahel est de ces artistes qui donnent. Qui prennent le temps.
Prévenante et à l'écoute, elle partage sans compter : son approche de l'aquarelle, ses techniques de superposition, sa vision du lâcher-prise, sa lecture de l'accident heureux que seule l'eau permet. Elle explique, elle montre, elle transmet.
Pour elle, l'aquarelle abstraite n'est pas une technique secrète à garder, c'est un langage à partager.
C'est cette dualité qui rend son travail si fort : une exigence absolue dans l'atelier, et une immense générosité hors de l'atelier.
Du plan d'architecte à l'émotion pure
Architecte de formation, ancienne enseignante universitaire et superviseure de chantiers en Iran, Sahel a choisi la France pour réinventer son langage. Elle a quitté la rigueur des structures figuratives pour une pratique intuitive, centrée sur l'émotion et la transformation intérieure.
Sa formation se ressent dans son attention aux équilibres invisibles, aux rythmes spatiaux, aux tensions subtiles entre :
Contrôle et lâcher-prise, transparence et densité, silence et mouvement.
À travers pigments superposés et gestes intuitifs, elle crée des espaces émotionnels ouverts, où le temps et la vibration de la lumière font œuvre.
Une reconnaissance internationale
Cette sincérité dans l'art et dans l'humain lui vaut aujourd'hui une reconnaissance majeure :
Lauréate Women in Watercolor 2025 - Catégorie Abstrait, sélectionnée parmi 1730 artistes de 56 pays.
Membre de la Société Française de l'Aquarelle (SFA)
Membre de la Fondation Taylor
Son parcours d'expositions : Fabriano (Italie), Brioude, Uckange, Land'Aquarelle, Breizh Aquarelle, Varages, Saint-Chamond, Bourges, Wissembourg, Huningue, Londres...
Pourquoi on se souvient de Sahel Ardi ?
Au-delà de l'aquarelle contemporaine, on se souvient d'une présence. Une artiste qui incarne ce qu'elle peint : la lumière, la transparence, la chaleur.
Atelier à Parigny-les-Vaux, près de Nevers (Nièvre) - Expositions en France et à l'international.
Instagram : Insta Sahel Ardi



06/10/2026
Un petit homme dans l’immensité suffit parfois d’un personnage minuscule pour raconter beaucoup.
Chez Jym Palfroix, une silhouette noire apparaît au milieu d’un paysage immense. Elle marche dans une forêt bleutée, longe une rivière, gravit un chemin, pêche dans la brume ou s’arrête simplement face à l’horizon.
Un petit bonhomme. Presque rien.
Et pourtant, il est devenu la signature de son univers.
On le retrouve seul, accompagné parfois d’un chien, d’un chat, d’un enfant. Il avance. Toujours.
Sous les images de Jym, un commentaire revient souvent : « Il marche seul… »
Mais est-il vraiment seul ?
C’est peut-être toute la question.
Une autre façon de regarder le paysage
Jym ne peint pas le paysage pour le paysage.
Ses forêts, ses chemins, ses montagnes et ses étendues d’eau semblent être autant de territoires intérieurs. L’espace qu’il crée laisse une place immense au silence, à la contemplation, à ce qui ne se dit pas.
Au milieu de cette immensité, son Marcheur devient alors chacun de nous.
Un point noir dans le blanc.
Une présence fragile dans un monde démesuré.
Mais une présence qui avance.
Cette manière de raconter l’humain par une silhouette dépouillée trouve une résonance particulière dans son propre parcours. Jym ne cache pas les années difficiles qui ont précédé sa rencontre avec l’aquarelle. Toxicomanie, alcool, dépendance : il raconte lui-même avoir connu le fond.
Puis un jour, il y eut le papier, l’eau, les pigments.
Et quelque chose a changé.
L’aquarelle n’a pas effacé le passé. Elle lui a offert un autre chemin.
Depuis, Jym avance.
Et puis il y a le Chat-man
On pourrait croire, au premier regard, que le Chat-man est simplement un petit personnage inspiré du monde animal.
Ce serait passer à côté de l’essentiel.
Le Chat-man est bien davantage.
Silhouette sombre, yeux blancs, long chapeau pointu qui semble se prolonger vers le ciel : il apparaît dans les paysages de Jym comme une présence mystérieuse.
Un personnage sans visage, sans âge, presque sans identité.
Et c’est précisément ce qui le rend universel.
Jym le décrit ainsi :
« Pour le petit Chat-man, j'avais besoin d'un acteur dans le décor de mes premiers paysages illustrés. Je le voulais pur, universel et mystérieux. Je suis parti sur un esprit de la nature. Illustré comme une ombre remplie de lumière. L'esprit de ce personnage est l'archétype du meilleur de nous-mêmes quand on est guidé par l'amour inconditionnel. »
Tout est là.
Le Chat-man n’est pas celui qui montre le chemin.
Il est celui qui accompagne.
Une présence discrète lorsque le Marcheur traverse la brume. Une sorte d’esprit tutélaire qui apparaît sans jamais prendre toute la place.
Et surtout, il y a ce paradoxe qui traverse toute l’œuvre de Jym : Le Chat-man est une ombre qui porte la lumière.
Une ménagerie intérieure
Autour de ces deux figures gravite tout un petit peuple.
Il y a l’enfant aux cheveux en bataille, son bâton à la main, qui s’éloigne sur un chemin forestier. Il y a le chien, le chat noir, parfois l’ours en peluche installé seul dans un paysage démesuré.
Des présences simples, presque enfantines.
Mais rien n’est vraiment anecdotique chez Jym.
Chacun semble porter une émotion, un souvenir, une part de nous-mêmes.
Ses personnages ne racontent pas une histoire au sens classique. Ils ouvrent plutôt une porte. À chacun ensuite d'y projeter sa propre histoire.
C’est peut-être pour cela que ses aquarelles touchent autant.
Parce qu’elles ne disent jamais complètement ce qu’il faut voir.
Elles laissent de la place.
L’eau, le silence et la lumière
La technique de Jym est à l’image de son univers : dépouillée et profondément expressive.
De grands lavis humides, des pigments qui se déplacent, des transparences, des granulations, des blancs préservés qui deviennent lumière.
Son indigo, notamment, participe pleinement à cette atmosphère reconnaissable entre toutes.
La matière reste libre.
L’eau travaille.
Le pigment se dépose, se rencontre, se sépare.
Et dans cette part d’imprévisible, Jym trouve précisément ce qui l’intéresse : une peinture qui respire.
Une peinture qui ne cherche pas à tout contrôler.
Son travail rejoint ainsi une dimension qui dépasse largement la technique. L’aquarelle devient un espace de respiration, de concentration, parfois même d’apaisement.
C’est aussi ce qu’il transmet dans ses ateliers, auprès des enfants comme des adultes, lorsqu’il parle des pouvoirs apaisants de l’aquarelle.
Peindre pour apprendre.
Peindre pour ressentir.
Peindre, parfois, simplement pour être là.
Une année qui confirme une trajectoire
Depuis quelques années, l’univers de Jym Palfroix s’est largement fait remarquer dans le monde de l’aquarelle.
En 2026, il reçoit notamment le Prix de l’Aquarelle au Salon d’Aubigné – Aquarev Plus à Saint-Gelais pour Ultime rencontre. Le prix Breizh Aquarelle en 2022. Prix du jeune public en 2024.Il est également invité d’honneur du Landes Aquarelle Festival à Morcenx et participe à différents événements et démonstrations, de Caussade à Breizh Aquarelle en passant par Pouilly-les-Nonains.
Mais cette reconnaissance n’a pas modifié l’essentiel.
Jym continue à transmettre.
À peindre.
À expérimenter.
À faire marcher ses petits personnages dans des paysages où le temps semble suspendu.
Continuer à marcher
Il existe peut-être une clé pour comprendre l’univers de Jym Palfroix.
Elle se trouve dans cette silhouette minuscule qui traverse inlassablement ses paysages.
Le Marcheur avance.
Parfois seul.
Parfois accompagné.
Parfois dans la lumière, parfois dans la brume.
Et toujours quelque chose semble l’attendre au bout du chemin.
Peut-être est-ce Le Chat-man.
Peut-être est-ce simplement la lumière.
Ou peut-être cette part de nous-mêmes que Jym cherche à faire apparaître dans chacune de ses aquarelles.
Il écrit :
« Dans le silence de mon atelier, une lumière fragile éclaire ma feuille blanche. Parfois une voix résonne en moi, elle me dit : explose ton cœur Jym ! Écrase ta poésie sur ce papier puisqu'il n'y a qu'ici que ton cœur peut rire, crier et pleurer en silence. »
Alors, la prochaine fois que vous apercevrez, au milieu d’une immense feuille blanche, un minuscule personnage noir qui marche vers la lumière, regardez un peu mieux.
Peut-être qu’à ses côtés, presque invisible dans le paysage, Le Chat-man veille.
Et peut-être que ce petit homme qui avance est aussi une invitation.
À continuer.
À regarder.
À marcher.
Jym Palfroix aquarelliste contemporain – Savoie
Un univers poétique et contemplatif construit autour de l’eau, de la lumière et de personnages devenus emblématiques : le Marcheur, Chat-man, l’Enfant…
Son Facebook: Facebook
Son Instagram: Insta
03/10/2026
1. Chaque pensée est une graine, une architecture invisible
Tout commence dans un atelier silencieux : notre esprit.
Avant le premier coup de pinceau, il y a une image. Fugace. Une ambiance, une émotion, un paysage entrevu. Cette pensée n'est pas rien. C'est déjà une architecture invisible.
En aquarelle, chaque pensée est une graine. Elle porte déjà en elle sa forme future : la lumière qu'elle va laisser passer, le pigment qui va fuser, le blanc du papier que l'on va préserver.
L'esprit est un atelier en ébullition constante. Notre travail n'est pas de tout contrôler, mais d'offrir à cette graine un terrain pour pousser : un beau papier grain fin, de l'eau claire, et surtout, du temps.
Chez Aqua-Up croit que tout commence là. Pas dans la technique, mais dans l'autorisation que l'on se donne de créer.
2. Créer, c'est accepter le chaos des premières idées pour y sculpter un ordre nouveau
L'aquarelle est la meilleure école de créativité qui existe, parce qu'elle vous oblige à lâcher prise.
On ne contrôle pas tout. Et c'est sa magie.
Le premier lavis est toujours chaotique. L'eau fuse où elle veut, un pigment est plus fort que prévu, un bord se perd. On doute. On se dit : "J'ai raté".
C'est exactement à ce moment que la création commence.
Créer, ce n'est pas exécuter une idée parfaite. C'est accepter ce chaos pour y sculpter un ordre nouveau. C'est transformer cette tache qui bave en un ciel nuageux. C'est voir dans une fusion accidentelle, la naissance d'un reflet.
C'est transformer le doute en élan, et l'imagination en action concrète.
Ma valeur ne réside pas seulement dans ce que je sais ou ce que je ressens, mais dans ma capacité à donner vie à l'invisible. À oser le geste, même imparfait.
3. Aujourd'hui, je passe de la réflexion à la réalisation
Il y a un moment où il faut arrêter de préparer la palette parfaite.
Il faut y aller.
Aujourd'hui, je passe de la réflexion à la réalisation.
Mon esprit conçoit,
Mes mains façonnent avec l'eau et le pigment,
Ma réalité se transforme sur la feuille.
Une aquarelle n'est jamais juste une image. C'est la preuve tangible qu'une pensée a osé devenir visible. C'est un monde qui n'existait pas le matin même.
C'est pour cette raison que j'ai imaginé Aqua-Up.fr. Pas seulement comme un site pour parler de matériel, de pigments ou de techniques de lavis. Mais comme un atelier pour vous aider à faire ce pas décisif : passer de l'idée qui tourne en boucle à l'œuvre qui existe vraiment.
Alors, je ne me demande plus si je suis créatif. Je ne me demande plus si je suis légitime.
Je crée.
Je pense, donc je crée.
LP Aqua-Up
23/07/2026
Pourtant, cette créativité reste souvent discrète. Les aquarellistes français bénéficient de peu de visibilité dans la presse spécialisée, et nombre d'entre eux construisent un parcours remarquable sans que leur travail soit réellement présenté au grand public, aux galeristes ou aux organisateurs d'expositions.
Cette rubrique est née de ce constat.
Notre ambition est simple : mettre en lumière des artistes qui nous touchent, nous surprennent, nous interrogent ou nous inspirent. Des aquarellistes déjà reconnus, mais aussi d'autres dont le talent mérite d'être découvert.
Ici, il n'y a ni classement, ni compétition, ni volonté de définir ce que devrait être l'aquarelle contemporaine. Chaque portrait sera avant tout celui d'une rencontre artistique.
Notre seul véritable critère est le coup de cœur.
Parce qu'une œuvre peut bouleverser sans appartenir à une tendance. Parce qu'une démarche sincère mérite parfois davantage d'attention que la notoriété. Parce que l'aquarelle contemporaine est multiple, libre et en constante évolution.
Au fil de ces publications, nous irons à la rencontre d'artistes aux univers très différents. Certains réinventent la lumière, d'autres explorent la matière, l'abstraction, le paysage, la figure ou encore les dialogues entre tradition et expérimentation. Tous ont en commun une vision personnelle et une envie de faire avancer l'aquarelle.
Si ces articles permettent à un artiste d'être remarqué par une galerie, invité dans une exposition, découvert par un collectionneur ou simplement rencontré par un nouveau public, alors cette rubrique aura pleinement atteint son objectif.
Bienvenue dans cet espace consacré aux regards qui façonnent l'aquarelle d'aujourd'hui… et, peut-être, celle de demain